Nouan le Fuzelier

Nouan-le-Fuzelier,

en latin Noemium, est un gros bourg du département de Loir-et-Cher, de l'arrondissement de Romorantin, du canton de Lamotte-Beuvron. L'étendue du territoire de la commune, l'une des plus grandes de la Sologne, est de 8.850 hectares.

Cinq rivières ou ruisseaux traversent ou prennent leur source dans la commune : celle du Néant qui se jette dans le Beuvron ; celles des Bouillon et du Viénin (ou de la Treille), ainsi appelée parce qu'elle passait autrefois près d'une auberge de ce nom ; ces deux dernières rivières, après un très court parcours, vont grossir le Néant. Le ruisseau le Méant, prend sa source au déversoir de l'étang de la Sauvagère de Malvaux sur la commune de Pierrefitte-sur-Sauldre. Il rentre dans la commune au niveau de Chanseau. La cinquième, la Guide, ressemble plus à un ru, c'est même à son origine un fossé qui draîne les plaines de Gros-Bois. Il devient limite de commune avec Lamotte-Beuvron, en arrivant à la ferme de la Gerbe. 

Origine de "Le Fuzelier"

L'acte le plus ancien qui a été trouvé avec le nom Le Fuzelier accolé à celui de Nouan date de 1460.M. de Loynes d'Autroches et M. Huet de Froberville, qui les premiers ont écrit sur la Sologne et préparé sa régénération, nous disent l'un et l'autre que les laines des moutons de cette contrée en étaient un des plus grands produits.A la même époque, on se livrait également, en Sologne, assez activement à la culture du chanvre.Ces deux produits avaient donné naissance à une industrie que les progrès de la science économique devaient forcément faire disparaître, la fabrication d'une certaine étoffe ou drap grossier, moitié laine, moitié fil, appelé droguet ou serge, dont il se faisait un commerce d'une réelle importance dans les foires et plus particulièrement dans celles qui se tenaient à Nouan-le-Fuzelier, comme nous l'apprend le curé Provenchère, le Jeudi gras et le 11 Novembre de chaque année.On peut supposer que cette industrie toute locale, dont l'existence nous a été révélée dans beaucoup de communes de l'arrondissement de Romorantin et plus spécialement à Nouan, où le fuseau jouait le principal rôle, a pu faire donner à Nouan ce nom Le Fuzelier.
 

Pour information : deux livres sur notre village vous aideront à le découvrir plus en détails.

"Nouan-le-Fuzelier - village solognot" et "Nouan-le-Fuzelier - vie rurale et artisanale" de Jean Piat qui était l'un des quatre enfants de Joseph Piat, artisan tonnelier et commerçant et de Marguerite Chevet, institutrice, après une complète carrière dans l'Education nationale est revenu à Nouan-le-Fuzelier, son pays natal, avec sa femme, elle-même agent de l'Éducation nationale, pour y profiter ensemble de leurs retraites. Après avoir dirigé le Syndicat dIinitiative pendant plusieurs années, il mène de pair la présidence du "Club des Brémailles", club des " anciens " et la recherche de tout ce qui a trait à la vie quotidienne à Nouan-le-Fuzelier au XIXe siècle, plus spécialement entre 1820-1825 et 1911 avant la Grande Guerre.
Pourquoi cette seule période ? Avec, peut-être, le petit espoir d'avoir le temps de prolonger ses recherches vers le 1er empire, les régimes qui l'ont précédé, la "Révolution". Il a trouvé sur place à la Mairie, dans les écoles, au presbytère, chez les Nouanais, un ensemble de documents très évocateurs, laissant peu de choses dans l'ombre, se réservant toute latitude pour se rendre aux Archives départementales ou orléanaises en quête de renseignements complémentaires.
Chaque jour, de découverte en découverte, son champ de recherches s'est étendu, le XIXe siècle à Nouan-le-Fuzelier, pourtant modeste village, ayant été fertile en événements de toutes sortes : humains, politiques, économiques, sanitaires, culturels... Ce qui explique la diversité des chapitres. Jean Piat remercie chaleureusement toutes celles et tous ceux qui, à divers titres, l'ont aidé.
 

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1 rue de la Grande-Sologne - 41600 - Nouan-le-Fuzelier


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